L’inconnue du quai – Mary Kubica

l-inconnue-du-quaiPrésentation :

La première fois que je l’aperçois, elle se tient sur le quai bondé de la gare de Fullerton, à Chicago. Il fait un froid à vous glacer les os, il pleut à verse. Elle serre un bébé dans ses bras. Rien ne les abrite. Quelques jours plus tard, elle est de nouveau là. Aussi fragile. Cette fois, je l’aborde/vais lui parler. Sans trop savoir pourquoi. Ni où tout cela va me mener…
Hantée par l’image de cette jeune sans-abri et de son bébé, Heidi néglige l’avis de son mari et l’hostilité de sa fille : elle ouvre sa maison à l’inconnue du quai. Qui est vraiment Willow ? Mutique, vulnérable, a-t-elle quelque chose à voir avec l’inquiétante Willow Greer, dont le compte Twitter est plein de conseils macabres sur le suicide ?
Peu à peu, la présence de l’inconnue dans la maison agit comme un révélateur des fissures familiales…

Mon avis :

J’ai lu ce roman sur les conseils d’une collègue avec laquelle je partage pas mal de goûts question lecture. Elle m’en a parlé de façon assez enthousiaste et le pitch qu’elle m’en a fait m’a tout de suite interpellée. Comme le hasard fait bien les choses, je devais passer chez Cultura le soir même et ce livre s’est (bizarrement) trouvé sur mon chemin. Allez lutter, vous…

Je ne regrette absolument pas ce jeu du destin (haha). J’ai directement accroché à cette lecture. On se met à la place de Heidi, surtout quand on travaille dans le domaine social soi-même, sans toutefois parvenir à se décider de ce qu’on aurait fait à sa place : accueillir ou non cette jeune fille et son bébé, avec tous les risques que cela comporte, mais face aussi au cas de conscience de les laisser seules dehors sous la pluie ?… Difficile…

On se demande tout au long du roman qui est Willow, d’où vient-elle, que lui est-il arrivé ? L’alternance des chapitres axés sur les différents points de vue permet peu à peu de connaître son histoire, mais là encore en restant un peu entre deux états d’esprit sur son cas.

Concernant Heidi et sa famille, la façon de les percevoir est un peu plus claire, mais en même temps on les comprend aussi… Et leur cheminement est bien amené. Cela va peut-être un peu loin à certains égards, mais pourquoi pas.

En tout cas, j’ai dévoré ce roman rapidement. Il a ses mystères, sur l’histoire des personnages et leur psychologie, ce que j’aime généralement bien. On n’est pas dans du thriller « tueur en série » mais le suspense est là aussi. Sur fond de solidarité, de maternité, d’histoires de familles… qui sont également des thèmes qui me parlent en général. Bref, une bonne lecture.

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L’adoption, tome 1 : Qinaya – Zidrou & Arno Monin

P9782818936030résentation :

L’amour ne se vole pas. L’amour ne s’achète pas. L’amour se mérite.

Lorsque Qinaya, une orpheline péruvienne de 4 ans, est adoptée par une famille française, c’est la vie de tous qui est chamboulée. Mais pour Gabriel, ce sera encore plus compliqué : il lui faudra apprendre à devenir grand-père, lui qui n’a jamais pris le temps d’être père. Des premiers contacts un rien distants aux moments partagés, Gabriel et Qinaya vont peu à peu nouer des liens que même le vieux bourru était loin d’imaginer.

Mon avis :

J’avais vu des avis positifs sur cette BD et elle était aussi étiquetée comme telle à la librairie. Alors, comme l’occasion se présentait, je me suis laissée tenter. Il faut dire que le style de dessin qui apparaît dès la couverture me plaît déjà beaucoup. C’est le cas à travers toute cette BD.

L’histoire elle aussi m’a totalement embarquée. Je me suis attachée tout de suite à cette petite fille ainsi qu’à sa famille. J’ai notamment beaucoup aimé le couple de grands parents et leurs relations avec la petite.

Je ne sais pas dire beaucoup d’autres choses sur cette BD sans en dévoiler trop, mais vous pouvez à mon avis sans crainte vous diriger vers cette lecture très touchante et avec ses surprises. J’ai terminé le coeur serré et j’ai vraiment hâte de découvrir la suite.

qinaya