[CHRONIQUE] Juste une ombre – Karine GIEBEL

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Présentation :

Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde.
Tu manipules? Tu deviendras une proie.
Tu domines? Tu deviendras une esclave.

Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t’imposer dans ce monde, y trouver ta place.
Et puis un jour…
Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi.
À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche.
Juste une ombre.
Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré.
On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres.
On t’observe jusque dans les moments les plus intimes.
Les flics te conseillent d’aller consulter un psychiatre. Tes amis s’écartent de toi.
Personne ne te comprend, personne ne peut t’aider. Tu es seule.
Et l’ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos.
Ou seulement dans ta tête ?
Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard…

Tu commandes? Apprends l’obéissance.
Tu méprises? Apprends le respect.
Tu veux vivre? Meurs en silence…

Mon avis (août 2014) :

Chloé est une femme d’affaire brillante, belle, amoureuse. En somme, tout lui réussi. Jusqu’au jour où elle se fait suivre dans la rue par un homme, tout vêtu de noir, encapuchonné. Alors, l’enfer va commencer pour elle. Qui est cet homme ? Que lui veut-il ? Lui faire peur, la tuer, simplement la traquer ? Et cet inconnu existe-t-il vraiment après tout ? Ne serait-ce pas elle qui devient folle, entre le surmenage et la culpabilité ?

Quand tout s’écroule autour d’elle, un commandant de police lui aussi dans une mauvaise phase, va croiser sa route et essayer de recoller les morceaux de puzzle (de l’enquête, de sa vie).

J’avais déjà lu « Meurtres pour rédemption » de Karine GIEBEL. J’avais beaucoup aimé, étant restée accrochée aux nombreuses pages du début à la fin, avec un attachement certains aux personnages, qu’il s’agisse de les aimer, les soutenir, les détester. J’ai retrouvé le même plaisir avec ce roman-ci. Ajouté à une intrigue bien menée et des interrogations presque jusqu’au bout quant à l’identité de cette « ombre », cela m’a fait passer un très bon moment de lecture. C’est un thriller (et une auteure) que je recommande !

[Chronique] Sharko – Franck THILLIEZ

couverture Sharko Franck Thilliez chez Fleuve noir

Présentation :

« Sharko comparait toujours les premiers jours d’une enquête à une partie de chasse. Ils étaient la meute de chiens stimulés par les cors, qui s’élancent à la poursuite du gibier. À la différence près que, cette fois, le gibier, c’était eux. » Eux, c’est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons. Lucie n’a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d’être confiée au 36, car l’homme abattu n’avait semble-t-il rien d’un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure. Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l’enquête et s’enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu’à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu’ils s’étaient efforcés de bâtir.

Mon avis :

Je ne rate jamais une nouvelle sortie de Franck Thilliez, mon chouchou depuis que j’ai découvert son univers avec La forêt des ombres. Depuis, j’ai tout lu et attends chaque fois avec impatience ses nouveaux romans. Mon homme le sait et généralement m’achète le dernier sorti à la date de sa parution (quand il ne se fait pas devancer par moi ^^). J’ai donc eu le plaisir de commencer Sharko en ce mois de mai.

Immédiatement, l’intrigue m’a happée. Effectivement, on sort du schéma habituel des enquêteurs qui sont amenés à enquêter sur un meurtre sordide (du moins dans les premiers temps du roman), puisque, comme indiqué dans la présentation de l’éditeur, le meurtre a été commis et maquillé par notre duo Sharko-Hennebelle. Forcément très attachée à eux après toutes leurs mésaventures rencontrées depuis les premiers romans, je me suis directement mise à espérer qu’ils ne se feraient pas avoir par leur secret. Ils en ont déjà vécu suffisamment, les pauvres ! De plus, la victime est loin d’être blanche comme neige… On suit alors l’enquête liée à sa mort en en apprenant de plus en plus sur elle, et en se trouvant du coup plongé dans une sorte de double enquête. Le tout est imbriqué de façon ingénieuse et c’est, de fait, vraiment très prenant.

Comme d’habitude avec Thilliez, c’est aussi très documenté et j’aime vraiment cet aspect de ses romans. On se frotte à un domaine de nouveau très sombre ici, en plein dans la passion pour le sang ; il faut s’accrocher !

A côté de cela, Franck et Lucie sont toujours aussi proches et complices. Leur situation ici va encore renforcer ce sentiment. On a peur pour eux et on s’y attache encore davantage, en espérant une fin positive pour l’enquête et surtout pour eux.

Bref, un roman toujours plein de rythme et de tension, avec ce double suspense entre l’enquête dont il est difficile de démêler les fils et la situation de notre duo d’enquêteurs. J’ai été à 100% dans ce nouveau roman et attends, comme d’habitude, le prochain avec la plus grande des impatiences !

L’inconnue du quai – Mary Kubica

l-inconnue-du-quaiPrésentation :

La première fois que je l’aperçois, elle se tient sur le quai bondé de la gare de Fullerton, à Chicago. Il fait un froid à vous glacer les os, il pleut à verse. Elle serre un bébé dans ses bras. Rien ne les abrite. Quelques jours plus tard, elle est de nouveau là. Aussi fragile. Cette fois, je l’aborde/vais lui parler. Sans trop savoir pourquoi. Ni où tout cela va me mener…
Hantée par l’image de cette jeune sans-abri et de son bébé, Heidi néglige l’avis de son mari et l’hostilité de sa fille : elle ouvre sa maison à l’inconnue du quai. Qui est vraiment Willow ? Mutique, vulnérable, a-t-elle quelque chose à voir avec l’inquiétante Willow Greer, dont le compte Twitter est plein de conseils macabres sur le suicide ?
Peu à peu, la présence de l’inconnue dans la maison agit comme un révélateur des fissures familiales…

Mon avis :

J’ai lu ce roman sur les conseils d’une collègue avec laquelle je partage pas mal de goûts question lecture. Elle m’en a parlé de façon assez enthousiaste et le pitch qu’elle m’en a fait m’a tout de suite interpellée. Comme le hasard fait bien les choses, je devais passer chez Cultura le soir même et ce livre s’est (bizarrement) trouvé sur mon chemin. Allez lutter, vous…

Je ne regrette absolument pas ce jeu du destin (haha). J’ai directement accroché à cette lecture. On se met à la place de Heidi, surtout quand on travaille dans le domaine social soi-même, sans toutefois parvenir à se décider de ce qu’on aurait fait à sa place : accueillir ou non cette jeune fille et son bébé, avec tous les risques que cela comporte, mais face aussi au cas de conscience de les laisser seules dehors sous la pluie ?… Difficile…

On se demande tout au long du roman qui est Willow, d’où vient-elle, que lui est-il arrivé ? L’alternance des chapitres axés sur les différents points de vue permet peu à peu de connaître son histoire, mais là encore en restant un peu entre deux états d’esprit sur son cas.

Concernant Heidi et sa famille, la façon de les percevoir est un peu plus claire, mais en même temps on les comprend aussi… Et leur cheminement est bien amené. Cela va peut-être un peu loin à certains égards, mais pourquoi pas.

En tout cas, j’ai dévoré ce roman rapidement. Il a ses mystères, sur l’histoire des personnages et leur psychologie, ce que j’aime généralement bien. On n’est pas dans du thriller « tueur en série » mais le suspense est là aussi. Sur fond de solidarité, de maternité, d’histoires de familles… qui sont également des thèmes qui me parlent en général. Bref, une bonne lecture.

Démons – Marc Laine

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Maxime, 31 ans, est un jeune lieutenant exerçant ses sombres talents au sein de la police judiciaire avignonnaise. D’ordinaire, aucun malfaiteur n’échappe à son instinct de chasseur, mais cette fois-ci, il va être confronté à la pire des machines à tuer. Sa nouvelle équipière saura-t-elle le guider ? Parviendra-t-elle à le libérer de la noirceur de son passé si torturé ? La quête de Maxime le conduira inexorablement au plus profond des ténèbres qu’il combat, mais saura-t-il en revenir indemne…

Mon avis :

Ce livre est apparu (sans grande surprise) dans mes recommandations sur Kindle. J’ai été attirée par le côté thriller, évidemment, et par le « coup de cœur » de Franck Thilliez qui est, comme le savent ceux qui me suivent par ici ou sur les réseaux sociaux, mon auteur chouchou (vivement le 11 mai pour la nouvelle sortie de Sharko !!).

On retrouve dans ce roman le personnage classique du flic torturé par un événement tragique de son passé, qui va se voir associer comme binôme une nouvelle partenaire en renfort sur une enquête qui porte sur des meurtre d’une horrible barbarie. On suit l’évolution du couple d’enquêteur, de leur personnalité respective. Et surtout leur avancée sur cette enquête qui n’est pas évidente, qui va vite, qui présente de fausses pistes.

J’ai aimé suivre cette enquête, au fil de ces crimes abominables, et me poser des questions sur l’auteur des faits. J’ai par contre eu un peu de mal avec les passages en italique qui retranscrivent les pensées des deux enquêteurs l’un sur l’autre. Je n’aime pas spécialement le principe en général et j’ai trouvé ces pensées parfois un peu « gnan-gnan ».

L’ambiance est bien retranscrite. Cela est sans doute facilité par le fait que l’auteur ait été gendarme attaché à la sécurité de l’ambassade au Burundi (si mes souvenirs sont bons).

Bref, ça a été une bonne lecture dans l’ensemble, avec un rythme qui m’a plu, même si mon attachement aux personnages n’a pas été très important cette fois-ci.

Tout pour plaire – Ingrid DESJOURS

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Rien n’est plus suspect qu’une personne qui a tout pour plaire.
Voila, vous y êtes. Arrivés au point de rupture.
Depuis longtemps déjà, votre couple dérange. Parce qu’une belle et brillante jeune femme n’a pas pu renoncer à tout pour se consacrer à son riche mari comme ca, sans être influencée. Ou vénale.
Parce qu’un séducteur avide de pouvoir n’a pu obtenir la totale dévotion de son épouse que par la tyrannie et la manipulation. Comme tous les pervers narcissiques.
Oui les ragots vont bon train.
Alors quand s’installe chez vous un deuxième homme, aussi attirant que sulfureux, les esprits s’échauffent davantage. Et la disparition pour le moins suspecte de sa femme n’arrange rien.
Bien au contraire.
Pour vos voisins sont désormais réunis tous les ingrédients d’un drame conjugal qui pourrait bien vous mener à la mort. Vous aurez été prévenus.
Voilà, vous y êtes. Arrivés au point de rupture…

Mon avis :

Déborah est une belle jeune femme mariée à David, homme sûr de lui et qui connaît une réussite professionnelle accomplie. Toutefois, les apparences ne sont-elles pas trompeuses ? Leur voisine notamment, pense que Déborah est battue par son mari. Il y a de quoi déjà nous mettre le doute.

Puis débarque Nicolas, le frère de David, avec sa petite fille, qui vont loger quelques temps chez le couple car sa femme a disparu. Là encore, beaucoup de questions : est-il responsable ? pourquoi revient-il après des années de silence ? que cherche-t-il ?

La cohabitation, ainsi que l’enquête, vont dévoiler des éléments peu à peu, semer le doute sur l’un puis sur l’autre des personnages au fil des pages.

J’ai beaucoup aimé cette lecture axée sur la psychologie des personnages. C’est vraiment ce que je préfère dans les thrillers. Ici, nous balançons un coup vers l’un, un coup vers l’autre, sans vraiment parvenir à se fixer sur la culpabilité ou l’innocence de chacun. On s’attache puis on hait tour à tour. J’ai trouvé l’ensemble équilibré jusqu’au bout et je me suis laissée promener par ce thriller.

J’accroche bien à cette auteure, dont j’avais déjà lu Sa vie dans les yeux d’une poupée et Les fauves, que j’avais tous deux très appréciés. Je continuerai à découvrir ses écrits.

LTGWE#13 : mon bilan

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Voilà un nouveau « très grand weekend » qui s’est achevé, et je suis plutôt contente de moi pour cette nouvelle édition.

J’ai lu :

  • La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l’hiver (C. Dabos) : L’heure d’attente dans la salle d’attente du médecin m’a permis de terminer cette lecture, et j’ai adoré !  (beaucoup moins la lésion musculaire que j’avais au mollet). J’ai hâte de me procurer le deuxième tome ; mais comme j’ai ce premier opus en poche, je pense que je vais attendre la sortie poche pour le second.
  • Brides story, tome 3 : pour ma consigne « lire un manga ou une BD ». J’aime toujours autant, bien que je ne sois pas très manga à la base, j’accroche totalement à celui-ci. Le tome 4 m’attend.
  • Le tome 2 de Level 26 : comme le premier tome, je n’ai pas été transcendée mais il n’empêche que j’ai dévoré cette lecture ; il n’y a pas, les chapitres ultra courts, ça me va totalement, qu’est-ce qu’on avance vite !

Un total de 713 pages lues : j’ai donc dépassé mon objectif !

J’ai aussi bien avancé mon BuJo, comme prévu.

Par contre, je n’ai pas eu le temps d’écrire la lettre que j’avais prévue d’écrire. Mais je suis en vacances mercredi soir, jusqu’à mardi prochain, donc cela devrait être fait durant ces quelques jours.

On a profité de ce weekend aussi avec monsieur pour réaménager le salon, ce qui m’a donné l’occasion de poster quelques photos dans le groupe du challenge ainsi que sur mon compte Instagram.

Challenge quasiment réussi donc, hormis la lettre.

Je suis Pilgrim – Terry HAYES

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Pilgrim est le nom de code d’un homme qui n’existe pas. Il a autrefois dirigé une unité spéciale du Renseignement américain. Avant de prendre une retraite dans l’anonymat le plus total, il a écrit le livre de référence sur la criminologie et la médecine légale. Mais son passsé d’agent secret va bientôt le rattraper…

Une jeune femme assassinée dans un hôtel sinistre de Manhattan.
Un père décapité en public sous le soleil cuisant d’Arabie saoudite.
Un chercheur torturé devant un laboratoire de recherche syrien ultrasecret.
Des cadavres encore fumants trouvés dans les montagnes de l’Hindu Kush.
Un complot visant à commettre un effroyable crime contre l’humanité.
Et un fil rouge, reliant tous ces événements, qu’un homme est résolu à suivre jusqu’au bout.

Mon avis :

On m’a offert ce livre pour mon anniversaire en février, mais comme c’est une belle briquette, je me le réservais pour mes vacances. Il s’avère en fait que j’ai un rythme de lecture moins soutenu en vacances que lorsque je suis surbookée par le travail, étonnamment et que du coup, il m’a fait un bon moment. Ça n’empêche pas que j’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture, dont les 900 et quelques pages ont défilé sans que je ne les vois passer.

Je ne suis habituellement pas très fan des romans d’espionnage et/ou thrillers politiques, mais cette fois je suis totalement rentrée dedans et j’ai adoré suivre « Pilgrim », cet agent secret à la personnalité bien ficelée, et, de l’autre côté, le djihadiste au funeste projet, son histoire, ce qui l’a amené à en arriver là.

Il se passe 1000 choses et rebondissements tout au long des pages et je ne me suis pas ennoyée une minute. J’ai été très occupée durant mes vacances et j’avais du mal à trouver de grands moments pour lire et c’était d’ailleurs parfois assez frustrant de devoir poser cette lecture dont j’avais très envie de connaître la suite et le dénouement final.

Gros plus, par ailleurs, pour le style de l’auteur.