Démons – Marc Laine

1540-0[1]Présentation :

Maxime, 31 ans, est un jeune lieutenant exerçant ses sombres talents au sein de la police judiciaire avignonnaise. D’ordinaire, aucun malfaiteur n’échappe à son instinct de chasseur, mais cette fois-ci, il va être confronté à la pire des machines à tuer. Sa nouvelle équipière saura-t-elle le guider ? Parviendra-t-elle à le libérer de la noirceur de son passé si torturé ? La quête de Maxime le conduira inexorablement au plus profond des ténèbres qu’il combat, mais saura-t-il en revenir indemne…

Mon avis :

Ce livre est apparu (sans grande surprise) dans mes recommandations sur Kindle. J’ai été attirée par le côté thriller, évidemment, et par le « coup de cœur » de Franck Thilliez qui est, comme le savent ceux qui me suivent par ici ou sur les réseaux sociaux, mon auteur chouchou (vivement le 11 mai pour la nouvelle sortie de Sharko !!).

On retrouve dans ce roman le personnage classique du flic torturé par un événement tragique de son passé, qui va se voir associer comme binôme une nouvelle partenaire en renfort sur une enquête qui porte sur des meurtre d’une horrible barbarie. On suit l’évolution du couple d’enquêteur, de leur personnalité respective. Et surtout leur avancée sur cette enquête qui n’est pas évidente, qui va vite, qui présente de fausses pistes.

J’ai aimé suivre cette enquête, au fil de ces crimes abominables, et me poser des questions sur l’auteur des faits. J’ai par contre eu un peu de mal avec les passages en italique qui retranscrivent les pensées des deux enquêteurs l’un sur l’autre. Je n’aime pas spécialement le principe en général et j’ai trouvé ces pensées parfois un peu « gnan-gnan ».

L’ambiance est bien retranscrite. Cela est sans doute facilité par le fait que l’auteur ait été gendarme attaché à la sécurité de l’ambassade au Burundi (si mes souvenirs sont bons).

Bref, ça a été une bonne lecture dans l’ensemble, avec un rythme qui m’a plu, même si mon attachement aux personnages n’a pas été très important cette fois-ci.

N’oublier jamais – Michel BUSSI

couv33203288Présentation :

Vous croisez au bord d’une falaise une jolie fille ? Ne lui tendez pas la main ! On pourrait croire que vous l’avez poussée.  » Il court vite, Jamal, très vite. A cause de sa prothèse à la jambe et autres coups du sort, il a un destin à rattraper et l’ambition de devenir le premier handicapé à réaliser l’une des courses d’endurance les plus ardues du monde, l’Ultra-Trail du Mont-Blanc. Parti s’entraîner, ce matin de février, sur la plus haute falaise d’Europe, il a d’abord remarqué l’écharpe rouge accrochée à une clôture ; puis la vision d’une femme, incroyablement belle, les yeux rivés aux siens, prête à sauter dans le vide. Ils sont seuls. Le temps est suspendu. Ultime recours, Jamal lui tend l’écharpe, mais la femme bascule. Quelques secondes plus tard, sur les galets glacés de la plage déserte, Jamal trouve le corps inerte de l’inconnue, un filet de sang qui s’échappe du crâne. A son cou, l’écharpe rouge.Ceci est la version de Jamal. La vraie ?

Mon avis :

Je prends goût petit à petit aux livres de cet auteur. J’ai notamment beaucoup aimé Ne lâche pas ma main et adoré Nymphéas Noirs. Je garde moins de souvenir d’Un avion sans elle mais en tout cas je me suis plongée sans crainte dans ce nouveau roman.

J’ai déjà beaucoup aimé le cadre qui m’a rappelé des vacances non loin, du côté d’Etretat. Région que j’aime beaucoup et donc que j’aime retrouver dans mes lectures, ce qui ne gâche rien !

J’ai aimé suivre Jamal dans ce récit improbable pour lui, et qui m’a retourné le cerveau au moins autant que le sien. Le pauvre n’a vraiment pas de chance, mais en même temps on ne peut s’empêcher de douter de ce qu’il vit, dit, pense. Il m’a été très intéressant de suivre l’histoire par son regard, ses relations avec les personnages de la région, avec Mona notamment, que j’ai aussi soupçonnée de mille façons.

Le mélange entre passé et présent, ce que vivent les personnages, les lettres que reçoit le jeune homme, le tas de questions sur le déroulement des faits, les relations entre les personnages, c’est vraiment un roman très complet, jusqu’au bout, que je recommande totalement.

Le Diptyque du temps, tome 1 : Léviatemps – Maxime CHATTAM

Pcouv53551055résentation :

A trop désirer la mort, on finit par trouver pire……Paris, 1900. Guy de Timée, romancier à succès, vit pourtant dans les combles grinçants d’une maison close. Du jour au lendemain, il a tout plaqué : femme, enfant, amis, réussite, et a décidé de se lancer dans un roman policier qui le plongerait dans les bas-fonds de la civilisation. Il veut être confronté au sang et à la violence.Cette mort qu’il désire tant approcher va surgir au milieu de la nuit en la personne de Milaine, jeune prostituée assassinée dans des circonstances particulièrement étranges. Et si elle n’était pas la première ? Qui rode dans les rues de la capitale, dans l’ombre de l’Exposition Universelle ? Quel est le sombre dessein de ce tueur de femme ? Guy va tenter de le découvrir, en compagnie de la mystérieuse Faustine, de l’inspecteur Perotti et d’Yoshito, un sumo japonais déshonoré…Des cercles ésotériques de Paris aux merveilles de l’Exposition universelle, il va peu à peu mettre à jour un terrifiant secret, celui qui fascine tout homme depuis la naissance de la civilisation : le contrôle du temps.

Mon avis :

Cela faisait longtemps que je n’avais rien lu de Maxime CHATTAM. Je n’ai pas un souvenir très précis de ce que j’ai pu lire de lui, à part cette impression que j’ai bien aimé ses thrillers mais moins quand ils étaient trop fantastique (il faudrait que je relise ce que j’ai déjà lu de lui pour être plus précise dans cet avis et donner des exemples de cela). Je n’avais toutefois pas d’a priori en commençant ce roman-ci, qu’il soit ou non fantastique. Tant mieux d’ailleurs puisqu’il s’avère que j’ai bien aimé cette lecture.

Déjà, le contexte du Paris du début du XXème siècle y a été pour beaucoup. L’histoire se déroule en effet pendant l’Exposition universelle en 1900, et on y suit Guy qui vit dans une maison close. Et là, survient une intrigue un peu à la Jack l’Eventreur : une prostituée est retrouvée morte, en fâcheuse posture, comme si elle avait été attaquée par un démon. Notre ami romancier va s’intéresser de près à l’affaire et ne pas hésiter à remuer tout Paris, y compris ces aspects les plus sombres, pour élucider le mystère de ce meurtre, qui n’est pas le seul, malheureusement.

Ce personnage m’est apparu bien attachant, je me le suis représenté très facilement. Ceux qui l’entoure au fil de cette histoire sont aussi bien dépeint, avec des personnalités bien à eux.

L’enquête m’a plu, je ne me suis pas ennuyée du tout et, même s’il me manquait l’aspect plus psychologique que j’aime par dessus tout dans les thrillers. En tout cas, je le recommande pour l’atmosphère qui y est tissée. Je lirai le tome 2 avec plaisir.

Sa vie dans les yeux d’une poupée – Ingrid Desjours

41bX5rjYRbL._SX195_[1] Présentation :

Deux écorchés vifs. Deux rêves de seconde chance. Un regard pour renaître…

Provocateur, cynique et misogyne, Marc est affecté à la brigade des moeurs après un grave accident.
Quand, dans le cadre d’une enquête, il croise la douce Barbara, le policier est troublé par son regard presque candide, touché par cette fragilité que partagent ceux qui reviennent de loin. Ému. Au point de croire de nouveau en l’avenir.

Mais il est aussi persuadé qu’elle est la pièce manquante, le pion à manipuler pour démasquer le psychopathe qu’il traque.
Et s’il se trompait ?
Le pire des monstres est parfois celui qui s’ignore, quand bien même il rêve sa vie dans les yeux d’une poupée…

Mon avis :

J’ai acheté ce livre pour me dépanner lorsque nous avons prolongé nos vacances en avril et que je n’avais plus rien à lire. J’en avais lu d’excellents avis. Je ne l’ai finalement pas lu tout de suite comme ça a (comme d’habitude) été chargé, mais une fois commencé, je l’ai lu d’une traite.

Barbara est une jeune femme très fragile qui va subir un nouveau traumatisme, qui va être le déclencheur d’un totalement bouleversement.

Des hommes vont subir des atrocités et la course pour retrouver le coupable de ces barbaries doit se faire vite. Marc est chargé de cette enquête et il n’en sortira pas sans s’y investir pleinement.

J’ai beaucoup aimé cette lecture et le côté très psychologique des choses. L’évolution des comportements est fascinants, les horreurs subies par les différents protagonistes vraiment chargées, les avancées présentées subtilement malgré toute la noirceur des faits. J’ai vraiment adoré suivre les personnages et l’enquête.

Ce roman nous plonge profondément dans la noirceur, dans les travers humains et dans les défaillances psychologiques qu’ils peuvent traverser. Je le conseille pleinement !

Preuves d’amour – Lisa Gardner

9782253092957-001-tPrésentation :

Tessa Leoni, officier de police respecté, a abattu son mari en lui tirant trois balles dans le corps avec son arme de service. Elle ne supportait plus la violence de ce dernier. C’est la version qu’elle donne à l’inspectrice D.D. Warren lorsque celle-ci arrive sur les lieux. Mais, si les bleus sur le visage de la jeune femme sont irréfutables, il y a une chose que D.D. Warren ne s’explique pas : sa petite fille de six ans a disparu, et Tessa reste évasive à ce sujet. Que cherche-t-elle à cacher ? Les deux femmes vont s’affronter pour une même cause : la survie de l’enfant.

Mon avis :

C’est le premier roman de l’auteur que je lis. Je me le suis procurée à la suite d’un avis que j’ai vu le concernant sur Youtube, mais je ne me souviens plus de qui était la vidéo.

On suit d’un côté Tessa Leoni, officier de police, qui semble filer un beau petit bonheur avec sa fille Sophie et son nouveau compagnon Brian. Mais très vite on comprend que ce bonheur apparent ne reflète pas exactement la réalité : Tessa est retrouvée couverte de bleus, son mari mort par les balles de son arme de service, et la petite Sophie a disparu. Les soupçons qui vont directement vers Tessa semble fondés, bien que les motifs évoluent de page en page, et notre suspicion avec eux.

De l’autre bord, nous avons les inspecteurs D.D. Warren et son acolyte de la police d’Etat, Bobby. J’ai bien aimé ce duo et ces deux personnages, bien qu’ils auraient pu à mon avis être un peu plus creusés. Ceci dit, ce roman s’inscrit apparemment dans une série les faisant revenir régulièrement ; on en apprend donc peut-être plus sur eux dans le reste de ces livres. Une petite incohérence m’a titillée, bien qu’elle ait été rapidement expliquée au début du roman, je crois, quant à la vie privée de D.D. et le fait qu’elle ne parle pas à son conjoint d’un sujet qu’elle doit aborder avec lui. A part cela, rien de mal.

Le dénouement est marqué par une accélération des faits et des clés que nous cherchions. Quelques ficelles apparaissent un peu facilement mais j’ai quand même beaucoup apprécié ce roman, dans toute sa durée. Je pense lire les autres romans de l’auteur quand l’occasion se présentera (mais il faut d’abord que je zigouille une bonne partie de ma PAL papier au moins).

Si je devais donner une note : bodypart_2eb4a972-2ad4-406c-9268-985d6d672e83